21.12.2009
Allemagne : Région Bade-Wurtemberg / Géothermie 237 maisons endommagées
Ville de Staufen : le sous-sol se calme
Lueur d'espoir à Staufen: des mesures récentes indiquent que le sous-sol se soulève moins vite. Les autorités émettent l'hypothèse que les mesures prises pour enrayer la catastrophe liée à des forages géothermiques pourraient bien montrer leurs premiers résultats.
Le bout du tunnel serait-il envisageable pour la petite ville médiévale de Staufen au sud de Fribourg ? Depuis qu'en décembre 2007, sept puits de forage ont été creusés pour chauffer la mairie par géothermie, le sous-sol se soulève à la cadence d'un centimètre par mois, provoquant ainsi des fissures impressionnantes dans les murs des bâtiments du centre-ville.
237 maisons endommagées
Sans être formels, les experts s'accordent à dire que ce phénomène n'est probablement pas d'origine naturelle. Un forage test indique que le passage d'eau dans une couche de roches sédimentaires riches en anhydrite transforme celle-ci en gypse-keuper et fait augmenter son volume de 60%. Reste à savoir si cette arrivée d'eau a été provoquée par l'un des forages.
Alors que l'on dénombre à présent 237 maisons fissurées, dont une évacuée, la municipalité tente de réagir en deux temps : trouver d'abord une solution pour stopper le gonflement du sol tout en sécurisant le périmètre touché et plus tard, lorsque le phénomène aura cessé, rénover les bâtiments endommagés.
Les premières mesures prises sont le pompage de la nappe phréatique à 140 m de profondeur et le colmatage du fond des sept puits par injection de ciment. A cette occasion, les techniciens ont remarqué qu'ils avaient eu besoin de 1 000 litres de coulis de ciment pour colmater le puits n°7 sur une quarantaine de mètres, alors que seulement 100 litres avaient été nécessaires pour les autres. Ce qui confirmerait l'une des hypothèses sur les causes du gonflement.
L'épineuse question du financement
Parallèlement, la ville se préoccupe de trouver des fonds pour faire face aux dommages. Le maire, Michael Benitz, a affirmé cette semaine que les dommages pourraient atteindre entre 40 et 50 millions d'euros. A elle seule, la rénovation de la mairie devrait s'élever à 3,1 millions d'euros. Une somme énorme pour une cité comptant seulement 7 800 âmes....
extrait source DNA Dimanche 20 décembre 2009
La géothermie est une technique délicate.. Après la région de Bâle que a commu des secousses sysmiques suite à des recherches de géothermie, la région du Bade-Wurtemberg est confrontée à des problèmes de montée de l'eau... qui déchire les maisons
00:26 Publié dans politique & environnement, sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : géothermie, allemagne, danger
18.11.2009
Une énième étude met en cause le bisphénol A

Depuis 1995, les études se suivent et se ressemblent sur les dangers du bisphénol A (BPA), un monomère entrant dans la fabrication de polymères, en l’occurrence un plastique dur et transparent, le polycarbonate..........
Selon une nouvelle étude portant sur des sujets adultes, le BPA serait également dangereuse pour les adultes qui y seraient exposés. Conduite en Chine sur des ouvriers travaillant dans une usine où le BPA est utilisé en grande quantité, cette étude vient d’être publiée dans la revue Human Reproduction.
Ces ouvriers, expliquent les chercheurs chinois, ont quatre fois plus de risques de souffrir de troubles de l’érection et sept fois plus d’avoir des problèmes d’éjaculation – en comparaison d’ouvriers employés d’une usine n’en utilisant pas.Cette étude serait ainsi la première à faire le lien entre “une exposition au BPA sur le lieu de travail et un dysfonctionnement sexuel chez l’homme”.
Les taux de BPA auxquels étaient exposés les ouvriers étudiés étaient très élevés. ......
Pionnier, le Canada a été le premier pays à bannir, en 2008, les produits contenant du BPA. Quid de la France ? Dans un rapport de 2008, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation (AFSSA) ne s’est pas inquiétée outre mesure, suscitant les moqueries du Canard. L’Agence ne voit pas de risques pour les bébés :
“Lorsque le contenu des biberons en polycarbonate est chauffé via un traitement au four à micro-ondes en conditions réalistes (durée de chauffage inférieure à 10 minutes), les quantités de Bisphenol A transférable à l’aliment restent très inférieures à la valeur maximale de 50 μg de Bisphenol A par litre retenue par l’AESA pour son calcul d’exposition conservateur.”
L’Agence a toutefois promis de relancer les investigations à ce sujet.
Une proposition de loi visant à proscrire “la fabrication, l’importation, l’offre, la détention en vue de la vente ou de la distribution à titre gratuit, la mise en vente, la vente ou la distribution à titre gratuit de plastiques alimentaires contenant du Bisphénol A” a été déposée au début de l’été au Sénat par le socialiste Yvon Collin, mais n’a pas été, à notre connaissance, soumise au vote.
extraits et cliquer pour + de détails sur sciences.blog.lemonde
15:30 Publié dans consommation, politique & environnement, santé, sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bisphénol a, santé, adulte, canada, afssa
12.11.2009
Le captage-stockage du CO2 vise la maturité en 2020
Trois procédés existent pour capter le CO2 : extraction dans les fumées de combustion, dans le combustible initial, ou après concentration par la présence d'oxygène. Son transport vers un site de stockage peut s'effectuer par gazoduc terrestre ou sous-marin, ou par bateau. Son enfouissement est envisagé dans des aquifères salins, des gisements de pétrole et de gaz, ou des veines de charbon inexploitées.
"Nouvelle usine à gaz"
L'IEA (Agence internationale de l'énergie) a établi une feuille de route ambitieuse. L'objectif est d'arriver à cent projets à grande échelle en 2020, puis de monter à 850 installations en 2030 et 3 400 en 2050, ce qui permettrait de piéger 10 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an. Un chiffre à comparer aux 30 milliards de tonnes annuelles aujourd'hui relâchées par les activités humaines. L'investissement nécessaire sur quarante ans est de près de 6 000 milliards de dollars (4 000 milliards d'euros).
La première incertitude qui pèse sur ce scénario est financière. Avec les techniques actuelles, la séquestration d'une tonne de CO2 sur les sites des centrales électriques au charbon, au gaz ou au fioul, ou ceux des cimenteries, des raffineries et des usines sidérurgiques, puis son transport, enfin son enfouissement dans le sous-sol, reviennent à près de 100 euros. Un coût dissuasif, quand les droits d'émission se négocient, sur le marché du CO2 à moins de 20 euros la tonne. D'autant que le captage est une opération gourmande en énergie, qui peut réduire de plus d'un quart le rendement d'une centrale au charbon.
La donne pourrait changer si, comme le prévoient des experts, le cours de la tonne de CO2 grimpe à 100 euros en 2030, et si celui du captage-stockage tombe à 30 euros la tonne, grâce à une standardisation des procédés.
La seconde incertitude est environnementale. Les méthodes de capture et d'acheminement du dioxyde de carbone sont maîtrisées par l'industrie pétrolière. Mais des recherches restent à mener pour garantir la sécurité, sur une période d'un ou plusieurs millénaires, d'un enfouissement dans une formation géologique profonde, telle qu'un aquifère salin. Les risques potentiels étant une acidification du milieu, une remontée gazeuse vers une nappe d'eau potable, voire un dégazage brutal dans une zone où, à forte concentration, le CO2 pourrait avoir des effets délétères.
C'est ce qui fait dire au réseau associatif France nature environnement que le CSC est "une nouvelle usine à gaz". Et qu'il vaut mieux miser sur la préservation - et la restauration - de la capacité naturelle des océans, de la végétation et des sols à absorber le carbone.
Extraits LE MONDE | 06.11.09
Commentaires : cette stratégie consistant à demander aux pollueurs (les pétroliers) d'enfouir sa tête (c-à-d le gaz co2) sous la terre à l'image de l'autruche est un plâtre sur une jaùbe de bois car on ne s'attaque à la souce du problème. On ne chiffre ici nullement le coût financier, écologique et social des risques gigantesques liés à la garantie de la sécurité pour les générations futures de nos enfants (cf. également le même aspect pour les déchets nucléaires). Personne et aucun assurance n'est capable d'assurer ce risque....sous forme de prime sans faire faillite
00:37 Publié dans gestion crise, politique & environnement, santé, sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : captage co2, enfouissement, iea, industrie pétrolière
15.10.2009
Energie nucléaire ...Cadarache: "scandaleux" (Jouanno)
L'incident sur le site nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône) est "scandaleux" et il est "inadmissible" que le gouvernement ait été informé si tardivement, a jugé aujourd'hui la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Chantal Jouanno.
"Il est totalement anormal que sur cette filière que l'on dit extrêmement contrôlée, on découvre que la comptabilité est mal tenue, qu'on ne sait pas exactement combien il y a (de plutonium) et surtout qu'on en soit informé si tardivement", a déclaré sur RTL Mme Jouanno, qui se dit "stupéfaite et même scandalisée".
"Il est inadmissible que Jean-Louis Borloo (le ministre du Développement durable, ndlr) n'ai pas été informé depuis juin", date à laquelle 22 kilos de plutonium ont été découverts dans un atelier en cours de démantèlement, au lieu des 8 kg estimés....
source extrait et consulter tout l'article en cliquant sur figaro 15/10/09
Commentaire : ce n'est des têtes qui doivent tomber mais bien comprendre que le plutonium est la matière la + dangereuse au monde pour l'homme et donc sortie du nucléaire par le haut en maintenant provisoirement ces centrales tout en accélérant très vite les énergie alternatives avec des financements euopéens conséquents (Plan Marshall Terre) [il en va de notre survie] car :
Le plutonium est un émetteur de rayonnement alpha, type de rayonnement facilement arrêté par les parois fines, y compris par la peau. Cependant, s'il est inhalé ou ingéré, il irradie directement les cellules des organes qui sont en contact avec lui (ou qu'il a pénétré). Il peut alors affecter leur noyau et l'ADN et provoquer des cancers. Son activité interne est d'autant plus dangereuse qu'une part importante du plutonium absorbé par l'organisme s’y fixe durablement.
source wikipedia
22:10 Publié dans europe, politique & environnement, santé, sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, danger, plutonium
02.10.2009
Autoroutes : limitation de vitesse à 110 km/h participez au sondage
Trés bonne mesure A ETENDRE A LA FRANCE ENTIERE, voire A promouvoir au niveau EUROPEEN.
Sans compter la réduction des émissions à effet de serre de 6%, signalons une diminution notable des accidents de la route de ...20% alors que le gain en temps est minime. Toute mesure est bonne à prendre surtout si elle ne coûte rien. Nous ne sommes donc en désaccord sur ce point avec la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Chantal Jouanno.
Participez en cliquant sur sondage
Plusieurs membres du gouvernement, dont la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantel Jouanno, ont écarté hier la possibilité de généraliser, à court terme, la limitation de vitesse à 110 km/h aujourd’hui appliquée sur certains tronçons d’autoroutes, telle l’A31. « Ce n’est pas une mauvaise idée mais ce n’est pas LA mesure majeure qui nous permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas la plus importante», a notamment expliqué Jouanno.
source lerépublicainlorrain
Depuis 7 heures ce matin, les automobilistes lorrains doivent lever le pied. Dans la moitié des autoroutes de cette région, la vitesse maximale autorisée est ramenée à 110 km/h à titre d'expérimentation. La mesure «n’est pas une mauvaise idée» pour la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Chantal Jouanno, «mais ce n’est pas la priorité. Ce qu'il faut c'est réduire globalement la vitesse», a-t-elle déclaré sur RMC.
Selon elle, passer de 130 à 110 km/heure permet cependant de limiter les émissions de gaz à effet de serre (responsables du réchauffement climatique) de 6%
source 20minutes
09:24 Publié dans europe, politique & environnement, sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : autoroute, vitesse, limitation, environnement, co2
28.08.2009
Le Canada contraint Facebook à mieux protéger la vie privée
Extraits LEMONDE.FR avec AFP | 28.08.09

Les 250 millions de membres revendiqués par Facebook vont bénéficier de l'aboutissement de négociations entre le Canada et le réseau social visant à mieux protéger la vie privée de ses usagers. La commissaire canadienne à la protection de la vie privée, Jennifer Stoddart, a en effet obtenu, après un an d'enquête, que le site Internet de socialisation procède à plusieurs modifications, dont celle de supprimer toutes les données personnelles des utilisateurs lorsque ceux-ci clôturent leur compte. Jusqu'à présent, ces renseignements étaient conservées indéfiniment, ce qui est contraire à la loi canadienne. Dans un souci de clarification, le réseau social s'engage à informer ses membres que la désactivation de leur compte n'implique pas la suppression de leurs données personnelles. Pour l'obtenir, le compte doit être liquidé définitivement.
Les autres modifications visent à interdire l'utilisation de données personnelles stockées sur Facebook pour la confection de jeux ou de quiz, à moins que les membres concernés l'acceptent explicitement. De même, Facebook doit demander aux membres de ne pas mettre sur le site d'adresses électroniques de non-membres sans leur consentement, et informer les usagers que les pages personnelles des personnes mortes seront préservées pour que leurs amis puissent s'exprimer et leur rendre hommage.
"CONTRÔLE COMPLET"
La mise en œuvre de ces modifications prendra jusqu'à un an et bénéficiera au monde entier, a dit la commissaire.
13:14 Publié dans sécurité, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, vie privée, sécurité
25.08.2009
Algues vertes: les associations interpellent François Fillon
ENVIRONNEMENT - Cinq jours après la visite du Premier ministre sur la plage de Saint-Michel en Grèves, où un cheval a été victime début juillet des émanations toxiques des algues vertes, des associations écologiques bretonnes ont exprimé leur "grosse colère".
“Le Premier ministre a annoncé un “plan d’actions” mais n’a surtout pas voulu remettre en cause le système productiviste agricole actuel qui est à l’origine de la pollution des eaux, dénonce Denis Baulier, ancien président du réseau Cohérences. C’est toujours le même discours. On fait appel à la dépense publique mais on ne touche pas au système”.
Avec d’autres responsables d’associations (1), Denis Baulier a voulu réaffirmer mardi matin, lors d’une conférence de presse, qu’une autre agriculture est possible, moins favorable aux nitrates qui vont nourrir les algues vertes.
“Pour reconquérir la qualité de l’eau, il ne faut pas plus de dépenses publiques mais au contraire faire des économies sur chaque exploitation agricole en substituant au maïs l’herbe et la luzerne”, préconise le militant écologiste.
Aliment principal des animaux en élevages intensifs, le maïs présente en effet de gros inconvénients: il ne développe pas de racines assez profondes pour aller “pomper” les nitrates enfouis dans le sol et nécessite des engrais qui contribuent encore davantage à la pollution. Pauvre en protéines, il oblige en outre les agriculteurs a importer des quantités de soja “phénoménales” pour complèter l’alimentation des animaux. Autant de handicaps qui disparaitraient, explique Denis Baulier, en ayant recours aux prairies et aux champs de luzernes, plante pérenne aux racines profondes.
“Les seuls obstacles à cette solution sont les lobbys du machinisme agricole et des produits phytosanitaires qui font pression depuis des décennies sur les chambres d’agricultures et défendent le statu quo car ils ont tout à perdre et que les enjeux financiers sont énormes, souligne Denis Baulier
Extraits du 25/08/09 + d'infos cliquez sur libération
16:25 Publié dans politique & environnement, santé, sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algues vertes
22.02.2009
Environnement informatique : vérifiez les canulars
Edito
Des milliers d'e-mails relatant de fausses informations circulent sur le réseau.
La plupart du temps alarmants, ces messages ne sont en fait que des hoax (canulars).
Avec votre aide nous allons nous efforcer de rétablir la vérité et de lutter contre ces mensonges électroniques
vérifiez et cherchez sur
http://www.hoaxbuster.com/index.php
Il est également en ligne à gauche sue le site
15:14 Publié dans sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : canular
21.02.2009
Enquête Education : 220 000 euros par an pour surveiller l'opinion
Environnement humain
Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques. Témoignages de réfractaires à la base élèves.
Xavier Darcos, déjà très décrié pour ses saillies sur les couches à la maternelle et ses 11 900 suppressions de postes, ne pouvait pas mieux s'y prendre pour crisper davantage les enseignants: depuis quelques jours circule sur le Net un document officiel de huit pages intitulé "Cahier des clauses particulières - Objet: veille de l'opinion".
Ce document, qui relève d'un appel d'offre, émane de la délégation à la Communication du ministère de l'Education nationale et date du 15 octobre, soit il y a trois semaines:
"Article 1: Les présents marchés portent sur la veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. (...)
Article 4 : Chaque marché est conclu du 1er janvier 2009 jusqu'au 31 décembre 2009."
C'est un peu plus loin que la volonté des ministères concernés apparait le plus explicitement ("description des prestations"):
"Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à:
- identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
- identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
- repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
- décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
- anticiper les risques de contagion et de crise.
En clair: le ministère de l'Education nationale va débourser 100 000 euros par an, et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 120 000 euros, pour surveiller l'opinion dans la Toile.
Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles.
http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf
Non, ce n'est pas un canular: sur le site du Journal officiel, on retrouve bien cet appel d'offre pour le marché public de la veille de l'opinion parmi les personnels de l'Education nationale.

Aussi spectaculaire soit-elle, cette volonté d'identifier les leaders de la contestation n'est pas nouvelle. C'est en tous cas ce dont témoignait samedi une vingtaine de directeurs d'école réfractaires, réunis à Paris pour une journée de travail sur le fichier base-élèves.
Dans le Lot, quarante réfractaires à la base élève en avril, quatre aujourd'hui
Au total, cette toute première journée de coordination nationale, qui réunissait une vingtaine de collectifs départementaux, a rassemblé 75 personnes, dont de nombreux parents d'élèves. Leur but: faire le point sur "le fichage des enfants", notamment depuis le nouveau décret qui est venu modifier le contenu du fichier le 1er novembre dernier.
Mais aussi soutenir les directeurs d'écoles récalcitrants. Car le ministère met la pression sur ces derniers résistants au fichier, parfois quatre ans après le lancement de la base-élèves dans leur zone. Ils le disent d'ailleurs eux-mêmes, à l'instar de Jean:
"Entre une entrée en vigueur morcellée et le discours moderniste qui allait avec, le ministère a réussi à émietter la contestation. Le milieu enseignant a fini par entrer dedans honteusement. Dans le Lot, nous étions quarante directeurs d'école réfractaires en avril, dix en juillet, et seulement quatre aujourd'hui. Il était temps de monter au front nationalement alors que certains renonçaient parce qu'ils se sentaient lâchés."
Jean, à trois ans de la retraite, enseigne depuis trente-trois ans et gagne 2600 euros net. Directeur depuis plus de vingt ans, il travaille dans de "très petites écoles" et est aujourd'hui à la tête d'une classe unique:
"Dans les petites écoles, on suit les enfants pendant cinq ans, on a une relation beaucoup moins administrative au terrain. Or la Base-élèves et le fichage des élèves, c'est la mise à mort d'un encadrement que le ministère juge trop humaniste. J'en fais une question de principe et accepter de ficher mes élèves, ce serait comme un reniement à la fin de ma carrière."
Pression financière et menaces de fermetures de classes
Parce qu'il s'oppose, Jean y perd financièrement: pour faire taire la bronca contre le fichier base-élèves et ses scories (comme le numéro d'identifiant qui immatricule les enfants jusqu'à… 35 ans), la hiérarchie de l'Education nationale a décidé de sanctionner sur la fiche de paye.
Pour l'instant, le directeur d'école du Lot a eu deux retenues sur salaire, à raison d'un trentième du brut, soit environ 104 euros de moins à chaque fois. Une folie militante?
"Avant cela, je n'avais jamais eu de conflit dur avec l'inspection d'académie, j'étais bien noté et j'avais acquis une certaine légitimité: on me fait venir à l'IUFM! J'étais comme un dinosaure endormi, rangé des voitures en ce qui concerne le militantisme. Mais pour moi cette lutte-ci est encore plus fondamentale que toutes les autres, même celles pour les suppressions de postes."
Mireille, elle, est à la retraite depuis l'été, mais a ferraillé contre la base-élèves pendant deux ans depuis le Vercors, où elle était directrice d'école. Elle raconte que, lors d'une réunion publique organisée dans un village par des parents, la hiérarchie académique lui a ordonné de se taire, en la menaçant de sanctions. Elle n'en a rien fait et a même déposé un recours devant le Conseil d'Etat, cosigné d'un parent d'élèves. L'audience devant le Conseil d'Etat aura lieu le 26 novembre.
"On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"
suite cliquez sur
|
|
|
source http://www.rue89.com/2008/11/09/education-220-000-euros-p...
01:11 Publié dans éthique, sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.02.2009
Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail
Pour l'analyse des aspects environnementaux, le site de L’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (AFFSET) est très utile et il est mis en ligne ce jour à droite sur le site dans la rubrique santé astuces et conseils
15:26 Publié dans politique & environnement, santé, sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : affset


