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27/02/2011

La tyrannie de l'"open space"

Mauvaise nouvelle pour les réfractaires au travail en espace ouvert. La fin, souvent annoncée, des "open spaces" (bureaux collectifs installés sur un plateau unique), n'est pas pour demain. Bien que l'on soit loin du new new management avec le "bench " - bureau composé de tables de bibliothèque - ou le "free seating" où l'on réserve sa place, "il aurait même le vent en poupe, affirme Elisabeth Pélegrin-Genel, architecte, urbaniste et psychologue, auteur de Des souris dans un labyrinthe (La Découverte, 2010). C'est un mouvement irréversible." Car le modèle impose son hégémonie : 60 % des entreprises françaises l'ont adopté.

Pourtant, sa mauvaise réputation ne date pas d'hier. Souvenons-nous de Monsieur Hulot, dans Playtime, de Jacques Tati, ou encore de The Apartment, de Billy Wilder. Plus près de nous, le pamphlet de deux trentenaires, Alexandre des Isnards et Thomas Zuber (L'Open space m'a tuer, Hachette, 2008), n'a pas arrangé son portrait. Le tendre et cynique roman de l'Américain Joshua Ferris Open Space (Denöel, 2007) n'en a pas moins la dent dure. Sur le Web existe même un forum - Lopenspacematuer.com - et, sur Facebook, un comité de libération des détenus des open spaces français...

Les salariés disent n'en plus pouvoir de ce symbole du management transparent et démocratique, de ce supposé stimulant de l'efficacité et de la communication. Les barrières hiérarchiques sont-elles effacées ? Augmente-t-il la créativité et la productivité ? Favorise-t-il les échanges et le travail en équipe ? "Même dans un bureau vitré, un chef reste un chef", assure Juliette Darlin, assistante dans une société de communication.

Quant aux échanges ? "On se parle davantage en open space, mais pour dire quoi ?, questionne Elisabeth Pélegrin-Genel. Il serait plus juste de dire que l'on s'interpelle. Un bureau ouvert à 10, 15 personnes, voire davantage, c'est épuisant." C'est bruyant, et il peut devenir impossible de s'entendre et de se concentrer. Sauf à opter pour le casque... pas vraiment idéal pour la communication !

"Auparavant, rappelle Odile Duchenne, secrétaire générale de l'observatoire Actinéo, l'open space était synonyme de liberté, cela faisait moderne. Aujourd'hui, cela veut dire bruit, stress, fatigue, sensation de surveillance, privation d'intimité." Et Elisabeth Pélegrin-Genel de renchérir : "Comme si ne pas s'isoler était naturel !"

Alors, pourquoi les open spaces se développent-ils ? Réponse : pour faire des économies. La cherté de l'immobilier (3e poste de dépense des entreprises, après le personnel et l'informatique) accélère la chasse au mètre carré. Davantage de personnel dans moins d'espace, avec à la clé un gain de surface de 10 % à 40 %. Et 20 % d'économies sur le budget. Résultat : l'espace du salarié est passé de 25 m2, il y a dix ans, à 10 et 12 m2, si l'on intègre les parties communes. En réalité, l'espace "habitable" serait plutôt de l'ordre de 6 à 8 m2 per capita.

26/02/2011

H1N1 : un gâchis financier et sanitaire PLUS DE 110 EUROS PAR PERSONNE VACCINÉE

Un patient se fait vacciner, le 12 novembre 2009 à Marseille, contre le virus H1N1.

Un patient se fait vacciner, le 12 novembre 2009 à Marseille, contre le virus H1N1.REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER

 

"Une stratégie vaccinale trop ambitieuse et non évolutive", un plan pandémie grippale fournissant "un cadre incomplet et trop rigide", un "choix discutable d'une couverture large de la population" par la vaccination, des "contrats d'acquisition de vaccins mal négociés", "une campagne coûteuse au regard des résultats obtenus", "une communication de crise insuffisamment réactive"... Les critiques pleuvent dru sur la gestion par le gouvernement de la réponse à la pandémie de grippe A(H1N1) de 2009-2010. Dans son rapport annuel 2011, rendu public jeudi 17 février, la Cour des comptes étrille l'ensemble du dispositif interministériel et sa mise en œuvre.

Elle met particulièrement en cause l'échec de la campagne de vaccination de masse : 5,4 millions de personnes vaccinées, soit moins de 8,5 % de la population totale. Le coût total est de 662,6 millions d'euros, a calculé la Cour, soit davantage que les 510 millions d'euros annoncés par Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé, au cours de son audition par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la gestion de la menace pandémique.

"PLUS DE 110 EUROS PAR PERSONNE VACCINÉE"

A raison d'un total de 5,9 millions de doses utilisées – certaines personnes ayant reçu deux injections –, les magistrats de la rue Cambon en concluent que "le coût de la campagne de prévention contre la grippe A(H1N1) a été particulièrement élevé puisqu'il a atteint plus de 110 euros par personne vaccinée". extraits le monde 190211

24/02/2011

Les médecins offrent leurs services sur Internet

Les consultations médicales à distance sont autorisées légalement depuis quelques mois, mais ne sont pas encore effectives. Crédits photo : AFP
Les consultations médicales à distance sont autorisées légalement depuis quelques mois, mais ne sont pas encore effectives. Crédits photo : AFP

Des sociétés se développent pour proposer des conseils médicaux en ligne ou par téléphone. Elles visent d'autres prestations: suivi de maladies chroniques et même consultations à distance. 

Ils s'appellent Medecindirect, Wengo Santé ou encore Docteurclic et proposent des informations et conseils médicaux par téléphone ou Internet, délivrés par des médecins. Si les consultations médicales à distance, autorisées légalement depuis quelques mois, ne sont pas encore effectives, le créneau de la télésanté est en plein essor en France. Avec, selon les opérateurs, des prestations et des coûts variables. Ouvert depuis quelques jours, Wengo Santé offre ainsi de mettre en relation les particuliers avec un médecin «7 jours sur 7 et 24 heures sur 24». Ce service est développé par Wengo, une société spécialisée dans le conseil par téléphone, en partenariat avec H2AD, plate-forme médicalisée de téléassistance et télésurveillance.

La prestation de conseil médical, uniquement téléphonique, est facturée 2,50 euros la minute. «La durée moyenne de l'appel est de 5 à 10 minutes, et nous avons des questions diverses qui vont de que signifie avoir des ganglions à qu'est ce qu'une leucémie à tricholeucocytes», assure le Dr Paul Verdiel, président de H2AD, en insistant sur le fait qu'il s'agit d'informer, pas de se substituer à une consultation médicale. Sa société développe progressivement d'autres services, principalement pour faciliter le suivi de maladies chroniques à domicile, grâce à la transmission de données mesurées par les patients (tension artérielle, glycémie…) aux professionnels de santé.

Créée en 2008, Medecindirect a une approche un peu différente. Pour l'instant, les prestations de conseil sont uniquement accessibles sur Internet, via des plates-formes sécurisées. Des communications par téléphone et webcam sont prévues. Les services sont proposés gratuitement à des adhérents de mutuelles qui ont conclu un partenariat avec Medecindirect.

La société cherche aussi à passer des contrats avec des entreprises, qui en feraient bénéficier leurs salariés. Pour les employeurs, l'intérêt est de diminuer l'absentéisme. Conseils avant un voyage, demande d'informations pour préparer une consultation spécialisée, ou après celle-ci -pour préciser le diagnostic posé ou le traitement prescrit-, les huit praticiens de Medecindirect font face à toutes sortes de questions de médecine générale. «Nous privilégions la qualité, ce qui fait qu'une prestation prend 30 à 40 minutes au médecin, avec plusieurs échanges d'e-mails», précise le Dr Frédéric Dussauze, l'un des fondateurs de Medecindirect, en martelant qu'il ne s'agit pas d'entrer en concurrence avec les médecins traitants mais de les épauler.

 

Code de déontologie

Même s'il n'y a ni consultation ni prescription, les syndicats de médecins sont assez réservés sur ces initiatives. Et le Conseil de l'ordre des médecins veille au grain. «Les prestations de conseil engagent la responsabilité des médecins , ils doivent respecter le code de déontologie et avoir un contrat en responsabilité civile pour ces activités», rappelle son vice-président, le Dr Jacques Lucas, qui s'est manifesté auprès des médecins de Wengo Santé, dont le premier communiqué de presse était «ambigu». Les consultations médicales à distance ne sont, elles, par pour demain, et ne seront sans doute pas généralisées.

«Le décret sur la télémédecine prévoit des conditions extrêmement précises, dans le cadre d'un contrat national ou avec une agence régionale de santé», dit encore le Dr Lucas. Il plaide en tout cas pour une mise en œuvre assez rapide d'un système d'ordonnances électroniques sécurisées, pour la prescription de médicaments ou d'examens biologiques. «C'est un vrai besoin, et ce n'est pas très compliqué», conclut-il.source lefigaro

23/02/2011

JARDINIERS : ils ont aussi maintenant leur réseau social

 Dis-moi ce qu'il y a dans ton jardin, je te dirai comment en prendre soin. » C'est en quelque sorte le credo de Jardi.fr, un site participatif consacré aux amateurs de jardinage. A l'instar des amoureux des animaux qui se retrouvent sur Zanibook.com, les mordus du jardinage ont depuis le printemps 2009 leur propre réseau social. Jardi.fr mise sur une personnalisation très poussée de ses services : après l'inscription (gratuite), le « jardinaute » indique les plantes qu'il cultive pour ne recevoir que des informations ciblées. Les conseils sont délivrés en fonction de la météo et du lieu d'habitation de l'internaute.

CLIQUEZ SUR JARDI.FR, LES MORDUS DE JARDINAGE S'ÉCHANGENT MATÉRIEL, CONSEILS ET PHOTOS.Extrait : lemonde

22/02/2011

Cachez ce senior que je ne saurais voir Des proies faciles pour les escrocs en tout genre

LES SENIORS sont une cible délaissée des entreprises, mais pas des escrocs en tout genre, si l'on en croit un rapport rendu public, mercredi 9 février, par le médiateur de la République, sur « la maltraitance financière à l'égard des personnes âgées dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux ».

Rédigé par trois spécialistes des personnes âgées, le rapport fait un inventaire des abus commis aux dépens de ces dernières : « vol » d'objets de valeur ou de meubles, « escroquerie » consistant, par exemple, à extorquer une assurance-vie ou à obtenir le changement de nom du bénéficiaire. Il pointe aussi les « abus de faiblesse », comme le démarchage et la vente forcée, ou le fait de tarifer des prestations paramédicales fantômes. Il évoque la « délinquance astucieuse » qui aboutit à des mariages arrangés ou des adoptions inopinées et note, enfin, que les personnes âgées sont aussi la cible des sectes.

Une origine familiale

Les rapporteurs insistent sur le fait que la maltraitance ne se produit pas seulement dans les maisons de retraite, mais qu'elle a souvent une origine familiale. C'est souvent un descendant qui s'en rend coupable. « La maltraitance s'inscrit dans un contexte de loi du silence, qui se traduit par la crainte des personnes âgées elles-mêmes de mettre en difficulté des proches ou des personnes qui sont souvent celles qui s'occupent le plus d'elles », indique le rapport. « Je n'ai jamais vu autant de violence au sein des familles, dans une espèce de combat d'intérêts avec des déchirements incroyables, et, là, il n'y a pas de limites à la malhonnêteté », commente le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, en présentant le document à la presse. Il compte proposer au gouvernement plusieurs pistes de réformes et préconise notamment la levée de l'immunité en cas de vol commis au sein de la famille. Le médiateur souhaite aussi un meilleur « audit » de la personne qui arrive en maison de retraite pour faire le point, non seulement sur sa santé, mais aussi sur sa situation familiale et patrimoniale. En outre, un référent devrait être nommé dans chaque établissement. source lemonde

Consulter le rapport du Médiateur de la République et en lire surtout la synthèse page 38 en cliquant ICI

 

21/02/2011

L'agriculture comme on souhaiterait la voir

Claude et Lydia suivent un idéal écologique et mènent un combat commun: comment nourrir les habitants de la planète sans tuer le sol

Claude et Lydia Bourguignon, ingénieurs agronomes, se sont connus à l’INRA de Dijon il y a près de vingt ans. En désaccord avec l’orientation des recherches en matière agricole, ils ont créé leur entreprise, le LAMS, Laboratoire d’Analyse Microbiologique du Sol. Ils étudient le sol plus encore que la terre et ils passent les deux tiers de l’année à le fouler en France et à l’étranger à observer, sentir, goûter la terre avant d’en extraire des échantillons à différentes profondeurs sur lesquels ils effectuent des réactions chimiques sur place pour en définir la composition. Puis, ils les étudient au microscope dans le coffre de leur véhicule avant de les ensacher pour une observation plus précise dans leur laboratoire en Bourgogne.
Leurs clients sont des céréaliers, maraîchers ou vignerons qui font appel à eux pour une analyse du sol de leur exploitation et pour leur conseil en vue d’une bonne conduite culturale. Leur objectif est de réaliser des économies d’intrants (produits phytosanitaires et engrais chimiques), de temps de travail ou tout simplement de récolter des produits de meilleure qualité.source France3
Le documentaire "Voyage entre Sol et Terre" sera diffusé sur France3 lundi 14 mars dans la case de l'oncle Doc vers 00h30.

voir la vidéo en cliquant ICI


En France, la mise en oeuvre de la taxe poids lourds ne fait pas l'unanimité

La taxe sur les poids lourds -l'une des mesures phares du Grenelle de l'environnement - sera bien mise en place. Mais quand et comment ? Et aura-t-elle des effets bénéfiques sur l'environnement ? Ces interrogations reflètent celles apparues lors de l'audition organisée, mercredi 16 février, par la commission des finances du Sénat. Elles traduisent aussi les inquiétudes de plusieurs ONG (FNE, Greenpeace, WWF, etc.) et syndicats (CGT, CFDT, UNSA cheminots) qui ont publié, vendredi 18 février, un texte commun pour dénoncer une politique des transports qui continue, selon eux, à favoriser la route.

Inspirée de l'exemple allemand, l'éco-taxe sur les poids lourds pose le principe que les véhicules de transport de marchandises pesant plus de 3,5 tonnes et empruntant les routes nationales et certaines départementales devront payer autour de 12 centimes du km. Générant une recette de l'ordre de 1,2 milliard d'euros par an, la taxe servira surtout à alimenter l'Agence de financement des infrastructures de transport (AFIT). Celle-ci verrait ainsi doubler son budget annuel, qui atteint aujourd'hui environ 800 millions d'euros.

La taxe reste contestée par la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) : son délégué général, Jean-Paul Deneuville, parle d'un "réel danger pour (nos) entreprises", dans une période de choc énergétique et de concurrence accrue, avec la libéralisation du transport en Europe. La taxe représenterait entre 3 % et 6 % du chiffre d'affaires de la profession.

"DU RAIL VERS LA ROUTE"

Le ministère de l'écologie, chargé des transports, évoque des compensations qui pourraient passer par une aide au renouvellement de la flotte. De surcroît, un décret du 18 janvier autorise désormais la circulation de camions de 44 tonnes, au lieu des 40 tonnes antérieures. Ce qui suscite l'inquiétude des élus locaux : Philippe Adnot, sénateur non inscrit, a souligné que "cette mesure allait encore fragiliser le réseau, alors que les collectivités locales en ont de plus en plus la charge..."

Le débat porte aussi sur le coût de fonctionnement du système - mise en place de portiques sur les routes, gestion électronique, etc. -, qui devrait tourner autour de 300 millions d'euros par an, soit près de 20 % des recettes attendues. "20 %, c'est énorme, estime Marie-Hélène des Esgaulx (UMP), rapporteuse de la commission des finances du Sénat. Nous sommes dans le cadre d'un partenariat public-privé qui, en principe, est moins coûteux qu'une gestion par l'administration." Compte tenu de ces difficultés, la taxe ne serait pas mise en oeuvre avant mi-2012, voire plutôt en 2013, après l'élection présidentielle.

Reste à déterminer si cet impôt aura un effet environnemental positif. Selon M. Deneuville, les trajets concernés seront en majorité courts, donc le report sur le ferroviaire (moins émetteur de gaz à effet de serre) ne se produira pas. En revanche, le surcoût entraîné par la taxe pousse à réduire les voyages à vide et les kilomètres parcourus. Selon la sénatrice Fabienne Keller (UMP), "l'augmentation du prix du transport aura un effet à terme de report sur le ferroviaire".

extraits  lemonde

 

Commentaire : on voit bien ici les lobbys toujours à trouver de FAUX ARGUEMENTS ALORS QUE CETTE TAXE EXISTE DEPUIS DE NOMBREUSES ANN2ES EN ALLEMAGNE ET CELA N'A PAS EU UN EFFET DEVASTATEUR SUR LES ENTREPRISES......