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15/11/2009

Ecologie Strasbourg, première ville écolo de France

Elodie Grangié -Strasbourg, une longueur d'avance sur les transports durables

La capitale de l'Alsace sort grande gagnante de notre classement des villes françaises les plus "vertes". Elle a bâti son succès sur une politique de transports volontariste, respectueuse du paysage urbain et de l'environnement. Dès le début des années 90, Strasbourg a interdit le transit automobile par l'hypercentre et a créé des places de stationnement à l'entrée de la ville "pour dissuader le déferlement des voitures et changer l'état d'esprit des habitants, souligne Roland Ries, le maire socialiste. Nous avons aussi lancé un vaste plan de développement des modes de transport doux." Si le vélo est très prisé des Strasbourgeois, grâce au plus grand réseau de pistes cyclables de France (près de 500 kilomètres), la ville peut se flatter de posséder aussi le premier réseau maillé de tramways, avec 54 kilomètres de lignes. Pour autant, le tramway n'est pas le remède universel aux problèmes des transports et du développement durable. Roland Ries raisonne "en zones de pertinence" et prône "la complémentarité des modes de transport". Si le tramway atteint sa pleine efficacité en centre-ville, il coûte cher et n'est pas pertinent en périphérie.....

extrait et lire la suite en cliquant sur  l'expansion

17:55 Publié dans environnement, Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 

14/11/2009

La Norvège veut lutter contre la pollution piscicole

...Tout au long de la côte, l'élevage de poissons est devenu la plus importante source de pollution à cause des rejets de nourriture. L'Agence veut renforcer les contraintes dans les zones à risque, mais rendre la réglementation plus simple dans les zones où la situation reste satisfaisante. Dans ces dernières, où sont situées 90 % des fermes, les règles seront assouplies.

"Mais dans les eaux de mauvaise qualité, où sont aujourd'hui installées 1 % des fermes, il sera interdit d'agrandir ou d'installer de nouvelles fermes. Et dans les eaux où la qualité de l'eau est incertaine, concernant 9 % des fermes, les conditions seront beaucoup plus strictes", souligne Ellen Hambro, directrice de SFT. L'Agence s'appuie sur la directive sur l'eau adoptée par l'UE en 2000 pour renforcer les règles.

SFT avait tiré la sonnette d'alarme en mars 2008, indiquant que les rejets de nitrates et de phosphates des fermes piscicoles avaient respectivement augmenté de 20 % et 55 % depuis 2000, alors que la pisciculture s'est développée en moyenne de 10 % par an et a doublé en dix ans....

Mauvaise réputation

La pisciculture n'a pas toujours bonne réputation. Si ses partisans affirment que c'est l'une des réponses indispensables au développement de la population mondiale, les critiques sont nombreuses : emploi d'antibiotiques ou de pigments pour colorer les saumons

Le gouvernement norvégien, qui a lancé en avril 2009 une stratégie pour une pisciculture durable, encourage toutefois son développement afin, entre autres, de consolider l'emploi dans les régions du Nord. L'organisation écologiste Bellona réclame une croissance zéro des concessions et un contrôle accru des conditions d'élevage.

 

Extraits LE MONDE 12.11.09

13/11/2009

La dégradation des tourbières aggrave le réchauffement

3,8 millions de km2 de zones humides dans le monde

Superficie. La superficie mondiale des zones humides telles que les tourbières représente 3,8 millions de km2. Les pays les plus largement dotés sont la Russie (1 176 280 km2 pour la partie asiatique et 199 410 km2 pour la partie européenne), le Canada (1 133 926 km2) et l'Indonésie (265 500 km2).

Emissions. L'assèchement des zones humides dans le monde aurait provoqué des émissions de 1,3 milliard de tonnes de CO2 en 2008. Les principaux émetteurs de gaz sont l'Indonésie (500 millions de tonnes de CO2), la Russie (160 millions) et la Chine (77 millions). L'Europe des Vingt-Sept émet 174 millions de tonnes.

Ratio. Dans 15 pays, dont l'Islande, l'Ouganda ou la Mongolie, les émissions dues à la dégradation des tourbières sont plus élevées que celles qui proviennent des combustibles d'origine fossile.

Les tourbières qui tapissent le globe sont comme un "no man's land" dans la lutte contre le réchauffement climatique. Elles ne sont pas prises en compte par le protocole de Kyoto dans l'estimation des émissions de carbone des pays et, du coup, les gouvernements n'y accordent qu'un intérêt très limité dans leurs discussions actuelles. Pourtant, résultat de l'accumulation progressive de matière végétale, la tourbe retient en elle des quantités importantes de carbone d'origine organique. La dégradation ou l'assèchement des zones humides, pour les besoins de l'agriculture et de la production d'énergie, libère ce gaz. Un processus qui contribue sensiblement au réchauffement du climat.......

Face à ces quantités de CO2 émises, les pays qui s'apprêtent à se réunir à Copenhague ne sont pas enclins à réagir, regrette Alex Kaat. "Le CO2 provenant de la destruction des zones humides est l'orphelin de la négociation climatique, lâche-t-il. Le gaz provenant du sol est moins sexy que la déforestation ou la régulation de la consommation de combustibles fossiles."

Bertrand d'Armagnac
commentaire de 10.11.09 | 18h00

LE MONDE édition du 11.11.09.+ d'infos en cliquant sur lemonde

12/11/2009

Le captage-stockage du CO2 vise la maturité en 2020

Trois procédés existent pour capter le CO2 : extraction dans les fumées de combustion, dans le combustible initial, ou après concentration par la présence d'oxygène. Son transport vers un site de stockage peut s'effectuer par gazoduc terrestre ou sous-marin, ou par bateau. Son enfouissement est envisagé dans des aquifères salins, des gisements de pétrole et de gaz, ou des veines de charbon inexploitées.

"Nouvelle usine à gaz"

L'IEA (Agence internationale de l'énergie) a établi une feuille de route ambitieuse. L'objectif est d'arriver à cent projets à grande échelle en 2020, puis de monter à 850 installations en 2030 et 3 400 en 2050, ce qui permettrait de piéger 10 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an. Un chiffre à comparer aux 30 milliards de tonnes annuelles aujourd'hui relâchées par les activités humaines. L'investissement nécessaire sur quarante ans est de près de 6 000 milliards de dollars (4 000 milliards d'euros).

La première incertitude qui pèse sur ce scénario est financière. Avec les techniques actuelles, la séquestration d'une tonne de CO2 sur les sites des centrales électriques au charbon, au gaz ou au fioul, ou ceux des cimenteries, des raffineries et des usines sidérurgiques, puis son transport, enfin son enfouissement dans le sous-sol, reviennent à près de 100 euros. Un coût dissuasif, quand les droits d'émission se négocient, sur le marché du CO2 à moins de 20 euros la tonne. D'autant que le captage est une opération gourmande en énergie, qui peut réduire de plus d'un quart le rendement d'une centrale au charbon.

La donne pourrait changer si, comme le prévoient des experts, le cours de la tonne de CO2 grimpe à 100 euros en 2030, et si celui du captage-stockage tombe à 30 euros la tonne, grâce à une standardisation des procédés.

La seconde incertitude est environnementale. Les méthodes de capture et d'acheminement du dioxyde de carbone sont maîtrisées par l'industrie pétrolière. Mais des recherches restent à mener pour garantir la sécurité, sur une période d'un ou plusieurs millénaires, d'un enfouissement dans une formation géologique profonde, telle qu'un aquifère salin. Les risques potentiels étant une acidification du milieu, une remontée gazeuse vers une nappe d'eau potable, voire un dégazage brutal dans une zone où, à forte concentration, le CO2 pourrait avoir des effets délétères.

C'est ce qui fait dire au réseau associatif France nature environnement que le CSC est "une nouvelle usine à gaz". Et qu'il vaut mieux miser sur la préservation - et la restauration - de la capacité naturelle des océans, de la végétation et des sols à absorber le carbone.

Pierre Le Hir

Extraits LE MONDE | 06.11.09

Commentaires :  cette stratégie consistant à demander aux pollueurs (les pétroliers) d'enfouir sa tête (c-à-d le gaz co2) sous la terre à l'image de l'autruche est un plâtre sur une jaùbe de bois car on ne s'attaque à la souce du problème. On ne chiffre ici  nullement le coût financier, écologique et social des risques gigantesques liés à la garantie de la sécurité pour les générations futures de nos enfants (cf. également le même aspect pour les déchets nucléaires). Personne et aucun assurance n'est capable d'assurer ce risque....sous forme de prime sans faire faillite

11/11/2009

Compte rendu Pour l'AIE, le statu quo énergétique met la planète sur "une trajectoire dangereuse"

Notre maison brûle" et nous continuons de regarder "ailleurs". Le fameux cri d'alarme de Jacque Chirac au sommet mondial du développement durable de Johannesburg (2002) pourrait être mis en exergue de la dernière édition du rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), publié le 10 novembre. Le World Energy Outlook 2009 ne pouvait mieux tomber à un mois de l'ouverture du sommet de Copenhague sur le changement climatique.......

"Il faut un signal clair"

L'agence plaide pour un développement de l'éolien, du solaire, des agro-carburants, du nucléaire et du captage-stockage du CO2.

lLE MONDE extraits 10.11.09 voir et cliquer sur  le monde

Commentaire : rien ne saurait justifier ce classement, des agro-carburants n'ayant pas à ce jour démontré une moindre pollution directe et indirecte ni son efficacité énergétique, le nucléaire et le captage-stockage du CO2 étant ici avec de très gros risques pour les générations futures (minimum 200 millions d'années pour les déchets et idem pour les risques liées à l'enfouissement qui ne peut être garanti sur cette durée.....

 

09/11/2009

Initiative originale hier à Achenheim, une commune de la périphérie de Strasbourg : des habitants ont donné le surplus de leurs jardins pour garnir les espaces verts de la commune

Ecologique et solidaire
Hisbiscus, houx, épicéas, les plants déposés à la salle polyvalente ou devant les portes par les habitants d'Achenheim étaient variés, à défaut d'être très nombreux. Cette opération était la première : « C'est une démarche écologique et solidaire, un geste de participation. Il s'agit d'éviter de jeter et de récupérer ces plants pour agrémenter nos espaces verts », soulignait Jean-Jacques Fritz, maire d'Achenheim, en accompagnant le tracteur et sa remorque, ainsi que les deux agents municipaux qui ont procédé au ramassage.
Un acte de politique environnementale qui donne le coup d'envoi à d'autres opérations....

extraits 08/11/09 des Dernières nouvelles alsace

Commentaire : un exemple à suivre car il fait daire des économies à la collectivité entière...