08/01/2011
La revue Prescrire demande le retrait plusieurs médicaments
Dangereux, cher ou inutile : la revue médicale Prescrire, cauchemar des laboratoires, s'en prend à trois médicaments, dont elle demande expressement le retrait du marché dans son numéro de janvier.
Le premier d'entre eux est le buflomédil (Fonzylane*, Buflomédil EG*...), un vasodilatateur commercialisé depuis plus de 20 ans en France, «sans intérêt thérapeutique démontré», et surtout responsable, selon la revue, d'effets indésirables neurologiques et cardiaques, parfois mortels, en particulier en cas de doses élevées ou inadaptées à l'insuffisance rénale».
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- Médiator: Xavier Bertrand dénonce de graves défaillances
«Il faut le retirer du marché», juge Prescrire, qui a joué un rôle d'alerte sur les dangers du Mediator, finalement retiré du marché en novembre 2009.
Selon la revue, un «compte rendu de la Commission nationale de pharmacovigilance de l'Agence française du médicament (Afssaps) a révélé que plusieurs dizaines de cas d'effets indésirables graves avec ce médicament, dont plusieurs mortels, ont été notifiés entre 2007 et 2009». Les problèmes liés au buflomédil étaient connus depuis 2006, raconte Prescrire, qui dénonce l'irresponsabilité de l'Etat: «Plutôt que de retirer ce médicament du marché, les autorités ont décidé de retirer uniquement le dosage fort. La consommation de ce médicament a baissé de moitié entre 2006 et 2009, mais manifestement cela n'a pas suffi à mettre les patients à l'abri».
Prescrire revient aussi sur un anti-inflammatoire «pas plus efficace que de nombreux autres» le nimésulide (Nexen* et autres noms de marque) «encore commercialisé malgré des hépatites graves», plus de 500 selon un rapport de la Commission d'autorisation de mise sur le marché européenne. Ce médicament a été retiré du marché en Finlande et en Espagne en 2002, et aussi notamment en Argentine, en Belgique, en Irlande, à Singapour.
Egalement dans le collimateur, la vinflunine (Javlor*), un anticancéreux utilisé dans le traitement de certains cancers avancés de la vessie qui présente «une balance bénéfices-risques défavorable» (fréquents troubles sanguins, parfois mortels, troubles intestinaux, neurologiques, ou cardiaques). Prescrire dénonce le «prix très élevé» accepté par les pouvoirs publics pour ce médicament «à éviter». source Le parisien
Commentaire : L'omerta des médecins parés danun code d'éthique et de déontologie sont de la poudre aux yeux... des patients ainsi gravements intoxiqués, voire condamnés à une mort certaine. Une association du coté de Calais vient de se créer pour rassembler toutes les victimes du Médiator..
00:33 Publié dans politique & environnement, santé | Lien permanent | Commentaires (0) |
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07/01/2011
Tim Jackson, économiste britannique "Notre modèle actuel de croissance crée des dommages irréversibles sur l'environnement"
Professeur et chercheur à l'université du Surrey (Grande-Bretagne), Tim Jackson est un économiste atypique. En 2000, il devient le titulaire de la première chaire de développement durable créée au Royaume-Uni, à l'université de Surrey. Il y fonde aussi une unité de recherche croisant l'économie, la psychologie et la sociologie.
En 2004, nommé à la commission du développement durable créée par le gouvernement de Tony Blair, le chercheur dirige le travail du groupe "Redefining Prosperity" qui le conduit à écrire Prospérité sans croissance, livre publié en 2007 au Royaume-Uni, et deux ans plus tard en France (De Boeck). C'est l'un des ouvrages d'économie environnementale les plus marquants de ces dernières années. Alors que 2011 débute, M. Jackson livre son pronostic sur la croissance et sur les moyens de faire évoluer le modèle économique actuel, qu'il critique largement.
La croissance peut-elle reprendre en 2011 ?
En ce qui concerne les économies occidentales, la réponse est probablement non. Les mécanismes destinés à maintenir la croissance ont fragilisé le système économique en développant un endettement toxique qui a conduit à l'effondrement des marchés financiers. Or les éléments de cette dynamique de crise restent à l'oeuvre aujourd'hui, car l'expansion monétaire illimitée est par nature instable. De surcroît, le prix du pétrole repart à la hausse.
L'autre aspect de la question est de savoir si l'on peut poursuivre la croissance sans dommages environnementaux irréversibles, sachant que nous vivons dans un monde fini. Pour y parvenir, il faudrait découpler la croissance de la production matérielle, créer de la valeur économique non dans les biens, mais dans les services : loisir, santé, éducation...
Est-ce la tendance suivie jusqu'à présent ?
Non. Les progrès d'efficacité énergétique restent inférieurs à l'expansion de l'économie. De même, les tendances en ce qui concerne la forêt, l'eau ou l'érosion des sols vont dans le mauvais sens. Depuis vingt ans, le discours officiel proclame que la technologie, en dématérialisant l'économie, va résoudre l'impact environnemental négatif de la croissance. Mais ce découplage ne se produit pas. Le niveau de technologie nécessaire pour y parvenir est irréaliste. Ce n'est pas très populaire de le dire, mais la technologie ne peut plus être considérée comme la solution à nos difficultés.
La croissance verte est-elle une piste crédible ?
Il est bien sûr utile d'investir dans une meilleure productivité des ressources et dans les technologies faiblement carbonées. Mais il n'empêche, on retombe toujours sur le même problème : -quelle croissance pouvons-nous atteindre grâce à ces technologies ? Si vous n'analysez pas en profondeur la dynamique du système, vous faites des hypothèses irréalistes sur l'efficacité de la technologie
Quelle solution proposez-vous ?
Notre culture repose sur un appétit continu pour la nouveauté, qui est le langage symbolique des objets. Nous avons encouragé systématiquement le comportement individualiste et matérialiste. Cette psychologie collective est indispensable au modèle actuel, car si les dépenses baissent, il s'écroule. Mais en récession, par exemple, il est à noter que les gens épargnent davantage spontanément, ce qui pénalise le système. Cette épargne supplémentaire - qui se traduit par une moindre consommation - prouve que le modèle économique actuel peut être en contradiction avec le comportement des gens. En fait, l'altruisme est aussi présent chez l'homme que l'individualisme. De même, la course à la nouveauté est en conflit avec le souhait de beaucoup de se satisfaire de l'existant. Dans ces conditions, pourquoi privilégier ce côté individualiste du consommateur, qui n'est qu'une part de la psyché humaine, et l'encourager systématiquement ?
Comment remodeler le système économique ?
Il faut suivre trois démarches. La première est d'admettre que l'expansion économique a ses limites. Nous savons que nos ressources ne sont pas infinies, nous connaissons et mesurons l'impact écologique de nos modes de vie, nous devons donc définir les règles d'une économie fonctionnant dans ce cadre.
La deuxième est de réguler le marché financier, et plus largement la façon dont nous envisageons l'investissement et le profit. Les capitalistes distribuent le profit comme ils le souhaitent. Mais il faudrait mesurer ce dernier autrement - pas seulement en termes financiers, mais aussi en prenant en compte le social et l'environnemental - et le ramener au bénéfice de la communauté.
Le troisième point vise à changer la logique sociale. Le gouvernement peut agir en modifiant la structure des incitations, en fournissant aux gens les moyens de s'épanouir autrement, d'une façon moins matérialiste.
Mais cela peut-il permettre de combattre le chômage ?
Le capitalisme actuel poursuit l'augmentation continue de la productivité du travail, si bien qu'on produit la même chose avec toujours moins de gens. Si vous acceptez cette idée que la hausse de la productivité est la clé du progrès économique, vous n'avez que deux options : l'une c'est d'avoir moins d'emplois dans l'économie, l'autre est d'en avoir autant, ce qui signifie toujours plus de croissance - qui se heurte aux limites des ressources et de l'environnement. Le choix est donc soit de conserver la croissance de la productivité et d'admettre par conséquent qu'il y aura moins de travail dans l'économie, ce qui signifie la mise en place de politiques de réduction du temps de travail ; soit opter pour la fin de la hausse de la productivité, et développer les services sociaux - éducation, aide sociale, maintien des espaces publics, rénovation des bâtiments, etc...... extraits lemonde
15:25 Publié dans consommation, emploi, politique & environnement | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Dioxine/Allemagne Des œufs suspects livrés aux Pays-Bas en décembre
Des œufs qui pourraient avoir été contaminés à la dioxine ont été livrés aux Pays-Bas en décembre, a reconnu mercredi le ministère allemand de l'Agriculture.
A l'origine probable de cette contamination, quelque 3.000 tonnes de matières grasses contaminées à la dioxine ont été livrées à 25 fabricants d'alimentation pour animaux dans cinq des Etats régionaux d'Allemagne, a indiqué un porte-parole du ministère de l'Agriculture.
Ces matières grasses n'ont pas été vendues à l'étranger mais 136.000 œufs en provenance d'un élevage contaminé ont été livrés au début de décembre à Barneveld, aux Pays-Bas, a ajouté le porte-parole, en soulignant que la firme cliente avait été informée.
« La Commission européenne a été informée. A notre connaissance, il n'y a pas eu de livraisons vers d'autres pays », a déclaré le porte-parole, Holger Eichele, lors d'un point de presse.
Un millier d'élevages de poules, de dindes et de porcs, situés pour la plupart en Basse-Saxe, dans le nord de l'Allemagne, ont stoppé leurs livraisons après détection de dioxine, au départ dans des œufs.
La ministre allemande de l'Agriculture et de la Protection des consommateurs, Ilse Aigner, a appelé mercredi les Etats régionaux à rapidement identifier toutes les entreprises de la chaîne alimentaire touchées par la contamination.
Les consommateurs « doivent savoir si leurs magasins d'alimentation vendent des œufs contaminés par la dioxine », a déclaré la ministre au quotidien Ruhr Nachrichten.
La plupart des élevages touchés se trouvent en Basse-Saxe, dans le nord de l'Allemagne, et cet Etat a commencé à rendre publics mardi soir les codes des œufs contaminés pour qu'ils puissent être retirés des magasins. source la france agricole
Commentaire : "Il est trop tard docteur Schweitzer", car ldes consommateurs ont déjà été intoxiqués.
11:40 Publié dans consommation, emploi, gestion crise, politique & environnement, santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dioxine, allemagne |
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06/01/2011
Des élevages contaminés à la dioxine en Allemagne
Plus de 3.000 tonnes de graisses contaminées par de la dioxine ont été livrées à des producteurs de nourriture pour animaux en Allemagne, mais aucune livraison n’a été faite à l’étranger, a indiqué mercredi le ministère allemand de l’Agriculture dans un courrier à des parlementaires.
Plus de 1.000 élevages de poules, dindes et cochons, situés pour la plupart dans le nord de l’Allemagne, ont dû suspendre leurs livraisons après détection de dioxine, au départ dans des oeufs.
A l’origine probable de cette contamination, quelque 3.000 tonnes de graisses contaminées, en provenance de l’entreprise Harles & Jentzsch, installée à Uetersen, dans le nord du pays, qui ont été livrées en novembre et décembre à 25 producteurs de nourriture pour animaux dans quatre Etats régionaux, a indiqué le ministère de l’Agriculture dans une lettre adressée à la commission parlementaire chargée de ces dossiers.
«Il n’y a pas eu de livraison de graisses alimentaires à d’autres pays de l’Union» européenne, a ajouté le ministère dans la lettre obtenue par l’AFP.
(Source AFP et libération)
00:07 Publié dans consommation, politique & environnement, santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : contamination, élevage, allemagne |
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05/01/2011
États-Unis: Inexorable déclin des bourdons?
Ce terrible constat est consigné dans une étude publiée ce lundi dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS).
Après trois ans de recherche, les scientifiques américains ont identifié deux des causes plausibles de cette dépopulation spectaculaire: un pathogène microscopique appelé Nosema bombi et une faible diversité génétique.
Leurs petites cousines, les abeilles domestiques, connaissent aussi depuis 2006 un phénomène de dépopulation appelé 'Colony Collapse Disorder' ou CCD qui vide soudainement les ruches sans que les causes en aient été encore déterminées avec certitude.
Aux Etats-Unis, les bourdons sont moins importants que les abeilles domestiques, celles-ci pollinisant à elles seules plus de 90 variétés de fruits et légumes (pommes, avocats...). Et si leur production est estimée à 15 milliards de dollars par an et compte pour un tiers de la production alimentaire, elle pèse néanmoins beaucoup moins qu'en Europe, comme en France et en Allemagne, où la dépopulation des bourdons est également constatée.
En Amérique du Nord enfin, les pollinisateurs sont essentiellement élevés pour certaines récoltes, surtout de baies comme les myrtilles, alors qu'en Europe, ils le sont surtout pour polliniser tomates et autres légumes.
Ce déclin continue des pollinisateurs, constaté également dans de grands pays comme l'Inde, menace dangereusement la chaîne alimentaire, avec le risque croissant de famine pour de nombreuses populations.
15:33 Publié dans politique & environnement | Lien permanent | Commentaires (1) |
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03/01/2011
Bonne année à tous par tous temps à vélo

14:50 Publié dans politique & environnement, vélo | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : vélo, bonne année, 2011 |
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