21/11/2010
A la découverte de l’« effet rebond » Quand les technologies vertes poussent à la consommation
Début juin, le Conseil pour l’innovation énergétique américaine — une « boîte à idées » fondée par M. Bill Gates et par le patron de General Electric, M. Jeff Immelt — a demandé au président Barack Obama de tripler les dépenses de recherche sur les énergies propres. Afin notamment de ne pas se laisser distancer par la Chine. Mais les technologies « vertes » n’ont pas toujours les effets escomptés sur l’environnement…
Votre fournisseur d’eau vous propose d’adopter un comportement écologique en passant à la facturation électronique. On économisera ainsi le papier, fait-il valoir. Et puisque, ce faisant, l’entreprise réduira ses frais, elle vous fera profiter de tarifs plus attractifs. L’écologie rejoindrait donc l’économie, pour le plus grand bénéfice de tous ! Mais au fait… ces prix plus bas ne vous inciteront-ils pas à arroser votre pelouse, ou à prendre plusieurs bains par semaine ? Est-ce toujours aussi écologique ? Ce paradoxe, les économistes l’appellent « effet rebond ». C’est peu dire qu’il assombrit les perspectives de l’économie « verte ».
En France, trente-cinq millions de vieux compteurs électriques seront prochainement remplacés par des compteurs « intelligents ». A Lyon, une des zones tests de cette opération, les fournisseurs d’électricité installeront chez leurs clients (avec leur permission) des boîtiers leur permettant de contrôler à distance la consommation, à la seconde près, dans l’espoir que cette surveillance conduise à une réduction du montant de la facture. Les économies pour le fournisseur — plus besoin de techniciens allant relever les compteurs — devraient de surcroît provoquer une baisse des prix. Finis les conflits autour du radiateur parce que des frileux ont monté en douce le thermostat du salon !
Mais à quoi sera employée l’économie ainsi réalisée ? Des études non publiées des services de recherche d’Electricité de France (EDF) montrent que, lorsque les tarifs diminuent, les ménages modestes sont enclins à augmenter la température dans leur logement. Les ménages aisés ne sont pas en reste, avec le renouvellement frénétique des équipements de pointe. Quand un bien ou un service devient moins cher, on tend à en consommer une plus grande quantité, sans se poser de questions. Et, au-delà d’une température jugée suffisamment confortable, ce surplus financier sera consacré à l’acquisition d’autres biens de consommation (écran plasma, voyage en avion, téléphone « intelligent », etc.) dont le bilan carbone sera d’ailleurs, probablement, encore moins favorable à l’environnement. Au final, le bénéfice écologique de la technologie se réduit comme peau de chagrin — voire, dans certains cas, vire au négatif — par un ajustement des comportements individuels. Lesquels constituent pourtant la cible principale des campagnes officielles de communication sur le « développement durable », qui portent au pinacle la figure du « consommateur responsable ».....extraits le monde diplomatiquelire la suite en cliquant ICI
04:45 Publié dans consommation, politique & environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : consommation, technologie verte |
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18/11/2010
Bonne nouvelle : L‘émergence du coton bio en Inde
Le coton est une des industries les plus polluantes au monde. L’Inde est le deuxième plus gros producteur après la Turquie, le coton occupe 5% des terres cultivées mais il utilise plus de la moitié des pesticides.
La révolution verte à la fin des années 60 a introduit des nouvelles semences hybrides très dépendants d’apports extérieurs comme engrais chimiques et pesticides.
Bojju Bai, agricultrice :
“Les agriculteurs qui font pousser du coton transgénique empruntent de l’argent pour acheter des engrais chimiques, des pesticides et des semences. Si la récolte est mauvaise parce qu’il n’a pas suffisamment plu, ou parce que des nuisibles ont attaqué les plants alors l’agriculteur n’est plus en position de payer les emprunts, et beaucoup sont acculés au suicide”.
Sur les mois d’octobre et de novembre 45 agriculteurs se sont suicidés dans le district de Adilabab, au Nord de l‘état indien de l’Andhra Pradesh. Entre 2002 et 2006 on estime que plus de 17 500 agriculteurs se sont suicidé chaque année.
Dans le village de Belgaum, depuis 4 ans déjà, Bojju Bai est passé entièrement au bio, elle n’emprunte plus qu’aux banques et non à un usurier et elle a reçu une formation pour tenir ses comptes.
Bojju Bai :
“Avant de faire du bio, j’avais un prêt. Je devais rembourser 10 000 roupies par saison et je n’avais pas de revenus après avoir remboursé le prêt et les emprunts. Maintenant je fais des bénéfices”.
En 2004, les ONG néerlandaises Solidaridad et ICCO ont lancé le projet Chetna, un projet pilote de culture bio et de commerce équitable. En 2007 l’association Chetna Organic Farming a été créée, elle aide les agriculteurs indiens à passer au bio. Ils réapprennent les techniques comme l’utilisation d’engrais verts, ou de purin. Ils doivent devenir indépendant de productions externes.
Siddharth Tripathy, Chetna Organic :
“Nous essayons d’améliorer les conditions de vie des petits paysans en rendant leur production plus viable, plus rentable et nous avons commencé avec toute la chaine d’approvisionnement”.
Les agriculteurs apprennent qu’ils peuvent faire une bonne récolte sans avoir recours à la chimie.
B.G. Mahesh, directeur de programme Chetna Organic :
“Il y a beaucoup de remèdes écologiques verts comme de nouveaux labours pendant la saison estivale, les agriculteurs peuvent aussi faire pousser des plantes qui attirent les nuisibles qui sinon, iraient sur les plants de coton. On a aussi des sprays botaniques, ce sont des extraits préparés à base de feuilles de certaines plantes. On a enfin plusieurs méthodes de contrôle biologique, comme certains insectes qui se nourrissent de nuisibles”....extraits euronews
02:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coton, bio, inde, pollution |
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16/11/2010
SANTé Un laboratoire rennais vient de terminer une expérience menée sur des testicules humains
C'est la première fois que l'effet des phtalates est directement mesuré sur le corps humain. L'unité études de la reproduction chez l'homme et le mammifère de l'Institut de recherche sur la santé, l'environnement et le travail (Irset) de Rennes vient d'achever une expérience de deux ans sur des cultures de testicules humains. « En y plaçant des témoins contenant du MEHP et du DEHP – les deux principaux phtalates existant sur le marché –, nous avons analysé les effets de ces composants chimiques sur les fonctions testiculaires », explique Christelle Desdoits, post-doctorante.
« Il faudrait compléter
avec une étude épidémiologique »
« Il en résulte une baisse du niveau de testostérone, qui peut aller jusqu'à 30 %, ce qui est assez significatif », poursuit la scientifique. « En revanche, il n'a pas été observé de modification de la mort cellulaire, ce qui veut dire que les phtalates modifient la fonction des testicules, mais que cette molécule n'est pas toxique. » Cette expérience vient donc confirmer que les phtalates ont certainement des conséquences sur la baisse de la fertilité chez l'homme. « Il faudrait maintenant une étude épidémiologique sur la population pour poursuivre ce travail », estime Christelle Desdoits.
Produits à 3 millions de tonnes par an dans le monde, les phtalates sont employés depuis une cinquantaine d'années dans de nombreux produits de consommation (plastiques, emballages, cosmétiques, jouets, etc.), surtout le PVC. « Ils jouent un rôle de plastifiant et de lubrifiant, notamment dans le but d'assouplir les matières plastiques », explique Bernard Jégou, directeur de l'Irset. Ils peuvent se transmettre à l'homme par voie cutanée, par ingestion ou inhalation.
L'Irset avait déjà mené une expérience sur le rat. Elle avait aussi démontré « que ces produits inhibent la capacité de production de testostérone de l'animal », rappelle Bernard Jégou.source 20minutes
+d'infos en cliquant sur IRSET ICI
01:05 Publié dans politique & environnement, santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pvc, phtalates, stérilité, santé |
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