Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/10/2009

SANTE Faut-il interdire l'usage du PFOA ?

Cette substance utilisée dans de nombreux produits domestiques est mise en accusation

Cette substance utilisée dans de nombreux produits domestiques est mise en accusationLe Réseau environnement santé (RES), qui regroupe des associations, des organisations non gouvernementales, des professionnels de santé et des scientifiques, appelle à une nouvelle expertise sur le PFOA, l'acide perfluorooctanoïque. Le RES a demandé, mercredi 30 septembre, l'arrêt de son utilisation.

Le PFOA entre dans la composition de nombreux produits industriels et domestiques, comme les poêles ou casseroles antiadhésives, les revêtements imperméables et antitaches mais aussi dans l'habillement, le mobilier, la papeterie ou les emballages (pizza, pop-corn...). Des marques comme Teflon, Baygard ou Gore-Tex en sont particulièrement consommatrices.

Le PFOA fait partie de la famille des perfluorés, une centaine de substances, dont le PFOS (acide perfluorooctane sulfonique), interdit en Europe et aux Etats-Unis, mais qui reste très présent dans l'environnement. Le RES conteste l'avis rendu le 13 mars par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).

Cette dernière avait été saisie, fin 2007, par l'association UFC-Que choisir de Caen sur les risques potentiels pour la santé liés à la présence de PFOA dans les revêtements antiadhésifs des ustensiles de cuisson des aliments. L'Afssa a conclu que « le risque pour la santé des consommateurs (...) est considéré comme négligeable. »

Or, selon le RES, « l'imprégnation de la population par le PFOA est quasi générale (plus de 98 % aux Etats-Unis selon l'agence fédérale Centers for Disease Controls, ce que le WWF avait déjà démontré en 2005 en Europe). Le PFOA est aussi retrouvé dans le lait maternel », explique André Cicolella, chercheur en évaluation des risques sanitaires à l'Institut national de l'environnement et des risques (INERIS) et porte-parole du RES. Pour le RES, le PFOA est un perturbateur endocrinien. M. Cicolella estime que « l'Afssa n'a pas pris en compte toutes les données, notamment les données gênantes », et cite des études épidémiologiques qui montrent « un excès de cancer de la prostate chez l'homme en milieu professionnel, une baisse de la qualité du sperme ».

« Au Danemark, précise le porte-parole du RES, il y a, selon ses études, 2,5 fois moins de spermatozoïdes chez les hommes les plus imprégnés en PFOA et PFOS. » De même, chez l'animal, « des études récentes et importantes ne sont pas prises en compte ou minimisées, insiste M. Cicolella. Des effets neurologiques et des atteintes du système immunitaire et du développement de la glande mammaire ».

....

« Nous sommes face à un faisceau de preuves appelant à la vigilance », insiste le RES, qui a déjà alerté l'opinion à propos du Bisphénol A, en demandant son interdiction dans les plastiques alimentaires, notamment les biberons.

Pascale Santi édition extrait lemonde 02/10/09

29/10/2009

Besançon, la ville durable toujours pionnière

extraits  Lors de l'aménagement dans les années 1960 du quartier de Planoise (20 000 habitants en périphérie), l'un des plus grands réseaux de chauffage enterrés, long de 13 kilomètres, y fut installé. En 1974, la ville se révéla pionnière en matière de secteur piétonnier. C'est encore à Besançon que naquit Energie-cités, réseau de 1 000 villes de 30 pays européens, qui y conserve son siège.....Le dernier motif de satisfaction en date pour la ville, c'est la revente à EDF de 87 000 euros de certificats d'économie d'énergie obtenus grâce aux efforts réalisés sur le patrimoine urbain....l'université a entrepris de faire profiter le grand public de ces connaissances. Grâce, surtout, aux Jeudis de l'environnement, un cycle de conférences et de débats organisé par Anne Vignot, ingénieur d'études au CNRS.

Ce choix de sensibiliser la population, de manière concrète, aux défis énergétiques de demain et de faire de chaque citoyen un « ambassadeur de proximité » de la cause environnementale pour en démultiplier les effets, est partagé par la municipalité. A cette fin, un appartement témoin a été aménagé, où des bénévoles, des retraités, des associations d'insertion apprennent aux habitants à être « écologiquement responsables » en matière de chauffage, de tri des déchets, de consommation d'eau, etc.

Autre initiative « pédagogique », 240 familles volontaires, à l'échelle de l'agglomération, vont bénéficier de formations pour améliorer leurs pratiques d'achats, modes de déplacement, habitudes domestiques.

« Ce que nous demandons à ces familles, que nous désirons les plus diverses possible, c'est de résider depuis un an au moins dans leur logement et de s'engager dans notre démarche pour une durée identique, précise Myriam Normand, directrice du service de la maîtrise de l'énergie. Outre l'observation de leurs comportements liés à l'environnement, leur habitat fera l'objet d'un diagnostic énergétique par un expert. Si elles ont un projet d'isolation, nous pourrons les aider à le réaliser. Avec pour objectif qu'elles en parlent autour d'elles ».

source le monde du 21/10/09

Commentaires : Voici de nouvelles pistes à suivre par toutes les villes et agglomérations de toute taille afin qu'elle génère des énergies positives et de plus sonnantes en engrangeant des recettes, donc des économies financières pour les habitants : bravo à Besançon

27/10/2009

Climat : les biocarburants ne sont pas toujours une solution au réchauffement

C'est une faille dans les lois sur le climat où les industriels pourraient bien s'engouffrer : aucune grand pays ne comptabilise les émissions de dioxyde de carbone (CO2) provenant des changements d'utilisation des terres en vue de produire des biocarburants, souligne une étude publiée dans la revue américaine Science du 23 octobre. Or, les émissions peuvent être importantes, prévient Jerry Melillo, chercheur au Marine Biological Laboratory, un organisme de recherche privé réputé.

Avec les autres experts, il a développé un modèle informatique basé sur deux hypothèses découlant de la faille législative : la première consiste à convertir des zones naturelles, y compris des forêts, pour répondre à la demande croissante de biocarburants, tandis que la seconde privilégie une utilisation plus intensive des terres déjà cultivées.

Dans les deux cas, les surfaces consacrées à la production de biocarburants seront plus étendues que les terres de cultures d'ici la fin du siècle. Couper des forêts, qui capturent de vastes quantités de CO2, pour les remplacer par des plantations destinées à produire des biocarburants se traduit par d'importantes émissions de gaz carbonique. En revanche, la conversion des terres cultivées pour la production de biocarburants pourrait permettre une nette réduction des émissions. Mais Jerry Melillo estime que "sans changement de comptabilité, l'utilisation des biocarburants aggravera notre problème de gaz à effet de serre plutôt qu'il nous aidera à le résoudre"....

extraits source LEMONDE.FR avec AFP | 22.10.09

Commentaires : Rien ne sert de courrir après des chimères et de faux nez pour aller dans le mur avec les biocarburants. Il reste à mettre une législation contraignante poursupprimer définitivement les biocarburants comme d'ailleurs l'enfouissement des ...gaz à effet de serre ainsi que les déchêts ultime de notre énergie soi-disant propre qu'est le nucléaire mais qui pollueraiet des centaine de milliers d'années... Ouvrons les yeux en consommant moins (temps des logements et locaux de tous genre à 19°, etc.)