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07/07/2012

Nouvel étiquetage des produits "sans OGM" au 1er juillet 2012

A partir du 1er juillet 2012, les produits ne contenant pas d’organismes génétiquement modifiés pourront être étiquetés « sans OGM ».

Rayon de supermarché en Ile de France, le 03.03.06. © Arnaud Bouissou/METL-MEDDE

 

A la suite de la signature du décret relatif à l’étiquetage des denrées alimentaires le 30 janvier 2012, l’indication de l’absence d’OGM sur les denrées constitue une avancée majeure pour les opérateurs qui souhaitent valoriser une production sans OGM et pour l’information et la liberté de choix des consommateurs.

Jusqu’à présent, la réglementation prévoyait l’étiquetage obligatoire de la présence d’OGM, mais ne définissait pas les modalités d’information du consommateur pour les filières « sans OGM ». Elle ne permettait pas non plus de faire la distinction entre une viande issue d’un animal nourri avec des OGM et une viande provenant d’une filière garantissant une alimentation des animaux sans OGM.

Le décret, qui s’appuie sur les avis du Haut Conseil des biotechnologies de novembre 2009 et de janvier 2011, prévoit des critères différents selon la nature des ingrédients qui composent les denrées alimentaires :

 

  • Les ingrédients d’origine végétale (par exemple, la farine, l’amidon ou la lécithine) pourront porter la mention « sans OGM » s’ils sont issus de matières premières contenant au maximum 0,1 % d’OGM.
  • L’étiquetage des ingrédients d’origine animale (par exemple, le lait, la viande, le poisson ou les œufs) précisera « nourri sans OGM (< 0,1 %) » ou « nourri sans OGM (< 0,9 %) ».
  • Les ingrédients d’origine apicole (par exemple le miel ou le pollen) pourront être étiquetés « sans OGM dans un rayon de 3 km ».

 

Ces allégations apparaîtront le plus souvent dans la liste des ingrédients, ou lorsque l’ingrédient mis en avant représente plus de 95 % de la denrée, dans le champ visuel principal de l’emballage. source ministère de l'environnement

02/07/2012

L'éthylotest obligatoire donne la migraine aux automobilistes

 Calé entre le gilet jaune et le triangle, l'éthylotest doit trouver sa place dans la boîte à gants à partir du 1er juillet. C'est en tout cas ce que stipule un décret officiel, pris le 28 février. Une gageure pour beaucoup des 36 millions d'automobilistes français, qui peinent à trouver le fameux petit appareil depuis des semaines : en effet, les grandes surfaces sont en rupture de stock. Mais d'autres raisons provoquent l'agacement des conducteurs.

Pourquoi l'éthylotest est-il devenu un casse-tête ?

• Parce qu'on ne sait pas s'il est obligatoire à partir du 1er juillet ou du 1er novembre 

Chaque conducteur doit bien se munir d'un éthylotest dans son véhicule avant dimanche. Il est obligatoire, mais les automobilistes qui n'en auront pas ne seront sanctionnés... qu'à partir du 1er novembre. Le ministère de l'Intérieur pourrait même retarder la mise en place d'amendes au 1er décembre, comme l'indique lefigaro.fr. Le procès-verbal pour ne pas avoir équipé son véhicule d'un éthylotest s'élèvera à 11 euros.  

• Parce qu'on peut se faire arnaquer en l'achetant

Officiellement, deux fabricants certifiés monopolisent le secteur : le Français Contralco et le Sud-Africain Redline. Face à eux, d'autres fabricants ont voulu se faire une place dans ce marché devenu très lucratif depuis la promulgation du décret. Des offres trompeuses circulent notamment sur internet. Il faut donc se rendre dans des grandes surfaces, des centres spécialisés auto ou des pharmacies pour trouver des éthylotests portant la norme NF. Des sites officiels comme service-public.fr soulignent qu'un éthylotest doit respecter les conditions de validité du fabricant, à savoir "date de péremption et marque de certification ou de conformité". 

• Parce qu'une polémique s'est créée autour des défenseurs de cette mesure

Conflit d'intérêts ? Le président de l'association à l'origine du décret, Daniel Orgeval, est aussi salarié d'un des principaux fabricants d'éthylotests, Contralco. Au micro de RTL, Orgeval se justifie en qualifiant l'équipement des véhicules en éthylotest "d'affaire de santé publique" . "Non, je ne passe pas mes week-ends avec Claude Guéant [l'ancien ministre de l'Intérieur]', a-t-il ironisé dans Sud Ouest. Une association, la Ligue de défense des conducteurs, dénonce un conflit d'intérêts et un lobby des fabricants d'éthylotests. Quant à Daniel Orgeval, il dit "assumer" le salaire que lui verse Contralco, soit 3000 euros bruts mensuels. 

• Parce qu'il existe deux types d'éthylotests

Electronique ou chimique, deux types d'appareils sont proposés. Pas de souci pour le premier :  il suffit de souffler pour vérifier le taux d'alcool dans le sang. Mais l'utilisation de l'éthylotest chimique est plus compliquée. Il faut franchir six étapes : sortir le tube du ballon, enfoncer les extrémités, souffler, insérer le tube côté bleu, presser le ballon puis attendre deux minutes (si vous n'avez rien compris, cliquez ici). Entre les deux types d'appareils, la différence est dans le prix : 1 à 2 euros pour un éthylotest chimique contre 90 euros pour un éthylotest électronique. Le moins cher est tout aussi efficace, mais doit être renouvelé tous les deux ans et ne peut être utilisé qu'une seule fois. C'est pourquoi plusieurs associations, comme la Prévention routière, conseillent d'en avoir plusieurs en réserve dans la boîte à gants, comme l'indique lefigaro.fr. source france info