26/11/2009
Aux Etats-Unis, la "Transition" prépare l'après-pétrole
Boulder (Colorado) Envoyé spécial
Au beau milieu des Etats-Unis, l'après-pétrole a commencé. Au pays de l'essence pas chère et de la négation du réchauffement, des groupes de citoyens se sont donné pour mission d'aider les communautés américaines à se préparer à la double échéance de la fin du pétrole et du changement climatique. Leur mouvement a un nom : la Transition. Son coeur bat à Boulder, dans l'Etat du Colorado (Etats-Unis), une enclave libérale et progressiste de 100 000 habitants au sein de montagnes Rocheuses, réputées très conservatrices.
Tous les mercredis, on se bouscule sur le marché fermier de Boulder - une curiosité en soi au royaume du centre commercial. Entre les étals de fruits et légumes des agriculteurs bio, les militants de la Transition distribuent leurs tracts. "L'agriculture industrielle, fondée sur des carburants bon marché, va s'effondrer", prédit Michael Brownlee, chef de file du mouvement aux Etats-Unis. "Tout notre mode de vie est condamné. C'est très dur à entendre pour les Américains, élevés dans l'idée qu'ils le méritent."
Fondé par Rob Hopkins, le mouvement de la Transition a pris corps en 2006 à Totnes, petite ville anglaise de 8 000 habitants, avant d'essaimer dans le monde entier. Ses militants ont un but : rendre leurs villes résilientes avant le chaos qui s'annonce, par la quête de l'autarcie énergétique et alimentaire. Avec une conviction : c'est l'opportunité pour l'humanité de construire un monde meilleur. Et un credo : la relocalisation de toutes les productions.
Formé par les fondateurs du mouvement à Totnes, Michael Brownlee, ancien journaliste, a créé à Boulder, en 2008, la première initiative américaine de la Transition. Depuis, l'association locale, qui emploie trois salariés, a mué en centre de formation de nouveaux groupes dans tout le pays et accouché d'un Transition Colorado, puis d'un Transition US. En un an, quarante initiatives ont vu le jour aux Etats-Unis.
"80 % de notre travail est centré sur l'agriculture locale, c'est le levier le plus efficace à court terme, ce dans quoi les gens peuvent le plus facilement s'engager", explique M. Brownlee. "1 % seulement de notre nourriture est produite à l'intérieur du comté, or ses habitants dépensent 650 millions de dollars par an pour l'alimentation. Il y aurait là de quoi sauver notre économie !" Les groupes créent des potagers communautaires, encouragent l'installation d'agriculteurs bio par des systèmes d'abonnement proches de ceux des Associations de maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) en France.
Au sein d'une nation où le sens de la communauté et du lobbying ne sont pas des vains mots, le message passe. Soixante-quinze restaurants du comté affichent leur engagement à privilégier les produits locaux. Même les supermarchés mettent en valeur sur leurs rayons la production de la région. "La Transition ne doit pas juste être un groupe de gens dans leur coin. Il faut engager toute la communauté pour avoir une chance de réussir", explique M. Brownlee.
Le comté de Boulder soutient et finance le mouvement. La collectivité a créé un conseil de l'agriculture et de l'alimentation, dans lequel siègent des représentants de la Transition. Et ses élus ont entrepris de réorienter en douceur les monocultures industrielles vers une agriculture vivrière de proximité. Avec un atout maître : grâce à une politique d'acquisition foncière de longue haleine, la majorité des terres agricoles sont des propriétés publiques louées aux exploitants. Un quasi-kolkhose, au pays de l'Oncle Sam !
....source extrait le monde édition du 22.11.09.Grégoire Allix
00:37 Publié dans politique & environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amap, relocalisation, agriculture, usa |
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25/11/2009
Consommation : un inventaire des produits contenant des nanomatériaux
Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), basé à Bruxelles, vient de mettre en ligne sur son site Internet (Beuc.eu) un inventaire des produits de consommation contenant des nanomatériaux - des particules infiniment petites : un nanomètre équivaut à un milliardième de mètre. Cette liste, qui recense 151 articles, concerne des produits de beauté (crèmes solaires, dentifrices blanchissants), des tissus (couvertures, chaussettes ou serviettes antibactéries), des jouets pour enfants (certaines peluches), des compléments alimentaires, des produits d'entretien, etc. Avec l'aide de ses organisations-membres, notamment l'UFC-Que choisir en France, le BEUC a identifié plusieurs marques françaises, comme Babyliss, Chanel, Dior, Chantecaille et G. M. Collin. Les scientifiques ne sont pas en mesure de conclure à l'innocuité des nanomatériaux sur la santé ou l'environnement, toutefois, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a recommandé, en octobre, "l'application du principe de précaution" à leur égard. Compte tenu de ce manque de données, le Bureau européen des unions de consommateurs réclame une plus grande transparence sur l'étiquetage. Il déplore "l'absence de législation qui rendrait obligatoire cet étiquetage", hormis un règlement européen sur les cosmétiques, dont l'entrée en vigueur est prévu à l'horizon 2013. Le BEUC précise que son inventaire n'est pas "officiel", dans la mesure où il n'a pas réalisé de tests en laboratoire pour vérifier que les produits attestant la présence de nanomatériaux en contiennent réellement. Il n'est pas non plus exhaustif, du fait de "la difficulté à trouver des informations" sur le sujet.
00:06 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nanomatériaux, santé |
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23/11/2009
Agriculture Une association demande le retrait de deux herbicides Round Up de Monsanto
L'association écologiste Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) et un agriculteur bio français ont demandé au ministère de l'agriculture le « retrait immédiat » de deux formulations de l'herbicide Round Up de Monsanto, mercredi 18 novembre. Ils dénoncent des différences entre les formules déclarées dans le cadre des autorisations de mise sur le marché et leur composition. Ces herbicides pour le jardin - Round Up express et Round Up GT Plus - contiennent du polyoxyéthylène amine (POEA ), « contrairement aux informations transmises par le ministre de l'agriculture », indique François Veillerette, président du MDRGF. Or, le POEA renforce la toxicité de la matière active du Round Up, le glyphosate, à l'encontre des cellules humaines, indique l'association. - (AFP.)
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00:25 Publié dans consommation, politique & environnement, santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : round up, monsanto |
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